Les conseils du Comptoir de la faux : Utilisation de sa faux

Vous trouverez ici des conseils pour bien utiliser votre faux : sur le réglage de la lame et du manche, les techniques pour battre et aiguiser, la bonne trajectoire de la lame, le geste du faucheur.
Ce sont autant d’éléments importants qui forment un tout pour faucher agréablement, efficacement, sans efforts et longtemps.
Vous apprendrez que la bonne et belle utilisation d’une faux est plus du domaine du savoir faire que de la force physique.

Notices d’utilisation                Cliquez sur le titre du chapitre pour y accéder directement
  1-MONTAGE DU MANCHE DE FAUX EN BOIS

1.1-Fixation de la lame sur le manche
1.2-Montage/réglage de la poignée intermédiaire en forme de « L »
1.3-Montage de la poignée supérieure
1.4-Réglage de l’angle « manche-lame »
1.5-Entretien de la faux

2 – BATTRE ET AIGUISER UNE LAME DE FAUX

2.1.Préparation de la lame neuve
2.2-Aiguiser sa lame seulement à la pierre
2.3-Le battage de la lame avec marteau et enclumette
2.4-Aiguiser une lame battue
2.5-Technique d’aiguisage à la pierre

3 – TECHNIQUE ET GESTE DE FAUCHAGE

3.1.La trajectoire de la lame
3.2.Le geste de fauchage

1-MONTAGE DU MANCHE DE FAUX EN BOIS

Ce chapitre concerne en particulier les manches de faux Fux, vendus sur le Comptoir de la Faux mais les préceptes de réglage sont valables pour tous les manches de faux.

Le manche de faux Fux est fourni avec ces 5 éléments :

  • Le manche proprement dit,
  • La poignée intermédiaire en forme de « L »,
  • La poignée supérieure en forme de « I »,
  • L’anneau de fixation (avec sa clé 6 pans),
  • Une cale de protection en cuir et 2 cales de réglage (5 et 9mm) en bois.

Traitement du manche : ce manche est en bois brut (frêne). Pour lui conférer une durée de vie plus longue, faciliter son entretien, et aussi limiter sa réaction à l’humidité (gonflement), il est conseillé d’appliquer au pinceau une ou deux couches d’un mélange composé de 50 % d’huile de lin et 50 % d’essence de térébenthine, sur tout le manche ; ne chargez pas trop les poignées (et ne pas saturer le manche en le faisant tremper dans le mélange)

1.1- Fixation de la lame sur le manche

  1. Dévissez au maximum les 2 vis de l’anneau de fixation (sans les retirer),
  2. Sortir l’anneau, passer la lame dans l’anneau et remettre ainsi l’anneau dans le manche (flèche bleue de la photo de gauche)
  3. Positionnez le « bouton » (ergot) du manche de la lame dans la cavité du manche
    (Photo de droite)
  4. Placez la cale de protection en cuir ou une des 2 cales de réglage en bois (5 et 9 mm)
  5. Faite pivoter la lame vers la droite pour qu’elle vienne en butée sur l’anneau : ainsi on ferme le plus possible l’angle entre la lame et le manche.
  6. Serrez les vis alternativement en plusieurs fois : dès que l’une des vis vient en butée, serrez l’autre, etc. … Serrez fermement sans excès.

Monter la lame et l’anneau en même temps

1.2 – Montage/réglage de la poignée intermédiaire en forme de « L »

Le réglage de la hauteur de cette poignée sur le manche doit vous permettre d’obtenir à la fois une position de fauchage confortable (verticale, dos droit, bras relâché) et une hauteur de travail du tranchant de la lame située un peu en dessous de 1cm du sol, en position de fauchage, et la lame posée sur le sol.

La méthode est la suivante :
Sur une surface plane (béton, plancher, carrelage, …) :

1-Chaussez les bottes ou les chaussures que vous utiliserez pour faucher
2-Fixez approximativement la poignée intermédiaire sur le manche à la hauteur de l’articulation de votre hanche (le haut du fémur, voir schéma ci-dessous)

Note : Une autre solution – un peu plus précise – pour effectuer ce premier réglage approximatif est d’utiliser la mesure sol poignet et la dessin du chapitre Choisir la taille de son manche de faux en frêne FUX.

3-En position de fauchage : jambes légèrement écartées, genoux déverrouillés, lame reposant sur le sol, bras droit ballant, main droite enserrant la poignée intermédiaire, bras gauche ballant le long du corps (la main gauche ne fait rien lors de ce réglage), lame posée sur le sol : regardez à quelle distance du sol se situe le tranchant de la lame en son milieu (pour mesurer cette distance, posez à terre 5 pièces de 0.20 €, soit 1cm).

Cas de figures :

  1. si le tranchant de la lame en son milieu est situé entre 6 et 10 mm du sol, le tranchant pousse la 4ème ou la 5ème pièce de 20cts). Le réglage est correct (comme sur la photo ci-dessus : le tranchant de la lame pousse la 5ème pièce et va donc travailler à environ 8mm)
  2. Si le tranchant de la lame en son milieu est situé trop au ras du sol (le tranchant pousse le 1ere ou la 2ème pièce) : faites-le remonter, SOIT en décalant la poignée en « L » d’un trou vers le bas, SOIT en insérant la cale en bois de 9 mm entre la soie de la lame et le manche, bout pointu vers le bas (cf. photo page suivante).    Puis refaites le test.
  3. Si le tranchant de la lame en son milieu est situé à plus de 10 mm du sol(le tranchant passe au-dessus des pièces) : décalez la poignée d’un trou vers le haut.   Puis refaites le test.

Pour obtenir le bon réglage, il faut donc faire varier la hauteur de la poignée intermédiaire et/ou choisir de mettre seulement la cale de protection en cuir ou une cale de réglage 5mm, ou 9mm.

→Descendre la poignée remonte le tranchant,
→Remonter la poignée abaisse le tranchant.
→Mettre une cale de réglage 5mm remonte le tranchant, 9mm encore un peu plus.
→Ce réglage doit être vérifié à chaque changement de modèle de lame.

 NB : Il est de toute façon conseillé de protéger le manche avec une des 3 cales : vous disposez à cet effet d’une cale de protection en cuir ne modifiant pas le réglage, d’une cale de réglage bois de 5mm d’épaisseur qui remonte un peu la lame et d’une cale de réglage bois de 9mm qui la remonte un peu plus.

La cale cuir ou bois doit être positionnée entre le manche de la faux et le manche de la lame
A gauche avec cale de protection cuir                              A droite avec cale de réglage bois 9mm

1.3- Montage de la poignée supérieure

La poignée supérieure se monte par rapport à la poignée intermédiaire. Le but est de pouvoir placer son corps entre les 2 poignées en position de fauchage.
La poignée supérieure doit être fixée au minimum à une coudée de la poignée intermédiaire. Cette valeur peut être augmentée selon votre morphologie ou pour obtenir plus de confort. Souvent 1 coudée + 4 ou 5 cm.
Distance entre les 2 poignées
A noter : En position de fauchage, il est tout à fait normal et souhaitable que la poignée gauche soit placée plus haute que la poignée droite.

1.4- Réglage de l’angle « manche-lame »

Sur ce modèle de manche, il est possible faire varier l’angle formé par la lame et le manche. La valeur de l’angle formé entre le manche et la lame va déterminer la quantité de végétaux prise par la faux à chaque « aller » : l’épaisseur de coupe. Plus l’angle sera ouvert et plus la quantité d’herbe sera importante et plus l’effort à fournir sera conséquent.
En pratique, positionnez la lame à droite, en butée contre l’anneau de fixation, angle minimum (normalement, c’est déjà fait – voir Chapitre Précédent « 1. Fixation de la lame sur le manche »).
Mais vous pouvez aussi effectuer le réglage suivant :

1) Votre faux étant posée à plat sur le sol, posez un point de repère quelconque (caillou, …) au point « T » (Talon) au ras du talon de la lame comme indiqué sur le schéma ci-dessous
2) Tout en maintenant la poignée supérieure du manche contre votre botte (point fixe), saisissez la poignée du milieu et faites pivoter la faux au ras du sol, sur la droite jusqu’à ce que le point « P » (Pointe de la lame) vienne jusqu’au repère « T » (Talon) :

Si « P » arrive au-dessus de « T », l’angle est trop ouvert : il faut le diminuer (desserrer les 2 vis de l’anneau de fixation et faire légèrement pivoter la lame)

Si « P » est au même niveau que « T », on dit que la lame est emmanchée dans un cercle. Ce réglage est adapté pour une herbe de faible densité avec un point « P » situé jusqu’à 3 cm sous « T »

« P » doit arriver de 4 à 6 cm au-dessous de « T » pour faucher les herbes épaisses ou emmêlées.

Pour des conditions de fauche identiques, il faut tenir compte de la taille de la lame. Plus la lame est longue, plus « P » doit se situer au-dessous de « T » (Talon) :

  • Lame de 50 cm à 75 cm : environ 3 cm au-dessous
  • Lame de 75 cm à 85 cm : environ 4 cm au-dessous
  • Lame de 85 cm à 95 cm : environ 6 cm au-dessous

Important : après avoir fauché quelques minutes, assurez-vous que les 2 vis Allen de l’anneau et les 2 boulons du manche soient toujours bien serrés (mais sans exagération …)

1.5- Entretien de la faux

En fin de journée, démontez la lame, brossez-la à l’eau, essuyez, laissez sécher et passez un chiffon huilé sur toute la surface. Remontez la protection du tranchant.
Essuyez le manche à sec, brossez et huilez légèrement les filetages des 2 vis Allen.

Des questions ? : ComptoirDeLaFaux@gmail.com ou la page Contact

2- BATTRE ET/OU AIGUISER UNE LAME DE FAUX

Consultez la page de conseil Choisir son matériel  et en particulier le chapitre Choisir le matériel pour aiguiser pour comprendre et choisir la façon d’aiguiser votre lame..
Ce chapitre décrit la technique de battage avec marteau + enclumette et la technique d’aiguisage à la pierre.

Différences entre seulement aiguiser à la pierre et battre sa lame

Selon le type de végétaux à faucher, ces deux opérations (aiguiser à la pierre et battre) permettent d’obtenir un tranchant compris entre celui d’une lame de couteau et celui proche d’une lame de rasoir.

Lame seulement aiguisée à la pierre :  on recherchera un tranchant de type « lame de couteau » pour avoir une solidité certaine sur un fauchon (ou une lame de faux polyvalente) destiné à couper des tiges dures, mais celui-ci sera peu efficace sur tiges tendres.
Avec une lame spécialisée herbe, <=60cm : la lame plus fine donne un meilleur tranchant mais une moins grande solidité.

Lame battue : Pour faucher des tiges tendres, on s’attachera à obtenir un tranchant extrêmement fin et coupant, de type « lame de rasoir », mais, rançon de l’efficacité, qui sera fragile sur tiges dures.

2.1-Préparation de la lame neuve

Dans tous les cas, sur une la me neuve, il faut supprimer la peinture et du vernis sur la zone de tranchant.
La quasi-totalité des lames est peinte (juste pour la déco. …) et vernie (pour protéger de l’oxydation durant la période de stockage en usine). La peinture doit être supprimée sur la zone du tranchant : zone qui va être aiguisée et/ou battue.
La peinture peut être enlevée par grattage avec une pointe de couteau, et au papier de verre ou autre toile émeri pour le vernis.

Ne vous coupez pas : procédez en fuyant le tranchant.

2.2-Aiguisage sa lame seulement à la pierre

L’aiguisage seulement à la pierre, sans battre la lame, peut se pratiquer :

  1. Sur les lames de fauchon : c’est souvent la seule façon d’aiguiser
  2. Sur les lames polyvalentes
  3. Sur les lames fines à herbe jusqu’à 60cm de longueur

Pour les lames à herbe et lames polyvalentes, vous pourrez battre votre lame (avec marteau et enclumette) dans un 2eme temps si vous le désirez, elle est fabriquée pour cela et c’est aussi ce qui la fera couper au mieux.

La technique d’aiguisage est celle décrite dans le chapitre suivant Comment aiguiser
La technique est identique que ce soit une lame seulement aiguisée ou une lame battue. Ce qui diffère, c’est la pierre à utiliser et la pression exercée sur la pierre.

La pierre à utiliser sur votre lame non battue est indiquée que la partie gauche de ce tableau :

Quant à la pression exercée sur la pierre : plus la lame est épaisse et plus la pression exercée doit être importante pour être efficace : ayez la main légère sur une lame fine à herbe et appuyez bien pour un fauchon.

Quand aiguiser : Aiguisez régulièrement, toutes les 3 ou 4 minutes de fauche. L’opération d’aiguisage dure environ 30 secondes si vous êtes régulier.
Sur un fauchon ou une lame polyvalente, si vous n’aiguisez pas régulièrement, le tranchant va s’épaissir et rendre plus long et difficile l’opération d’aiguisage. Vous pouvez alors rattraper le retard d’aiguisage avec une meule à eau – éviter la meuleuse qui risque d’endommager la trempe de la lame.

2.3-Le battage de la lame avec marteau et enclumette

Le martelage destiné à étirer le tranchant de la lame s’effectue avec un marteau, dont la face est légèrement convexe (bombée) et parfaitement polie, et une enclumette étroite au profil arrondi.

L’enclumette devra être idéalement fixée sur un support stable : le banc à battre.
En voici 2 exemples :

Dimensions du modèle  réalisé avec un madrier de récupération :
– hauteur jusqu’au sommet de l’enclumette : 600mm
– hauteur du siège : 470mm
– longueur totale : 560mm
– dimension des tire-fonds utilisés : 10 x 100mm – quantité : 18

Modèle réalisé avec un tronc de platane, le reste en sapin. Dimensions :
– hauteur jusqu’au sommet de l’enclumette : 600mm
– hauteur du siège : 440mm
– longueur totale : 650 mm / Largeur siège : 350
– Diamètre du tronc : 20-24 cm
(Peut être réalisé avec une branche de plus faible diamètre)

Le sommet de l’enclumette doit être situé à une hauteur inférieure de quelques centimètres au sommet des genoux de la personne assise : pour offrir un ou deux points d’appuis supplémentaires destinés à stabiliser le tranchant de la lame au milieu du sommet de l’enclumette, comme montré sur la photo ci-dessous :

Avantage de ce type de banc : le poids de l’utilisateur stabilise totalement l’ensemble et permet d’effectuer un travail précis dans d’excellentes conditions de confort.

Note : Le support peut aussi être un simple billot avec une petite chaise ou tabouret à la bonne hauteur. Mais le billot doit être plus gros pour assurer la stabilité à lui tout seul

A-Préparer la lame avant battage

Pour une lame neuve, il faut enlever peinture et vernis sur le tranchant (voir chapitre précédent).
Pour une lame ancienne, il faut enlever la rouille sur 1 cm du tranchant : on doit voir le gris du métal.
Et la lame doit être bien nettoyée, bien essuyée.

Une astuce pour visualiser les coups de marteau
Pour visualiser les coups de marteau : poncer légèrement la surface à battre avec de la toile émeri ou une gomme abrasive grain 120, ou du papier de verre. Mettez vous à l’ombre; la source de lumière naturelle vient de préférence de devant vous.
L’impact d’un coup de marteau sera matérialisé par une empreinte allant du gris clair au noir foncé selon les conditions d’éclairage, la qualité du ponçage réalisé, la propreté du marteau et de l’enclumette, la force du coup. Il faut chercher le meilleur positionnement du banc en bougeant celui-ci. Vous pouvez alors visualiser le coup de marteau comme ci-dessous :

B-Le positionnement de la lame sur l’enclumette

Lame au sommet de l’enclumette
Lame horizontale au niveau du tranchant

C-L’action du marteau sur la lame

Le marteau vient frapper le bord du tranchant de la lame. Le marteau s’abat toujours au même endroit, c’est la lame qui se déplace de droite à gauche. Après l’impact le marteau poursuit sa course.

La course du marteau se poursuit après l’impact sur l’enclumetteLes coups de marteau se chevauchent pour former une ligne continue au ras du tranchant :
Un débutant aura pour objectif la réalisation d’une ligne comprise entre 0,5 et 1mm de large, un faucheur confirmé réalisera 2 lignes superposées de 2mm au total en commençant par la ligne supérieure, un faucheur expert battra à 3mm. Sur la photo ci-dessus, la ligne réalisée devra être complétée par une seconde ligne sous celle-ci.

D-Quel résultat doit-on obtenir ?

En retournant la lame, on pourra observer la largeur effectivement battue :

2 vidéos exemples de battage à gauche Norbert de FaucherMaintenant, à droite Botan de OneScytheRevolution :

E-Comment vérifier visuellement si une lame à besoin d’être battue ?

Il suffit d’exercer une pression avec l’ongle du pouce, de bas en haut sous le tranchant de la lame, en bougeant le pouce de gauche à droite.
Ongle bien parallèle au tranchant : ne vous entaillez pas l’ongle.
Pression de l’ongle, environ 2kg. Dans la pratique, la pression doit faire légèrement blanchir l’ongle.
Si la pression exercée fait très légèrement onduler le métal, le fil du tranchant, la lame est en état de faucher après aiguisage.
Test de l’ongle en photo et en vidéo par Botan de OneScytheRevolution :

2.5-Aiguiser une lame battue

Avec quel matériel aiguiser une lame battue ?
L’aiguisage d’une lame battue s’effectue avec une pierre à faux fine humide (dans un coffin avec de l’eau pour laver la pierre), naturelle ou synthétique.
On utilise des pierres grain fin pour préserver le plus longtemps possible la finesse obtenue par le battage et ainsi faire durer le battage plus longtemps.
Quand vous battez fin, vous utilisez une pierre fine (Granulométrie 400 à 600), comme indiqué dans la partie droite de ce dessin :

2.6-Technique d’aiguisage à la pierre

Différence d’aiguisage en fonction des lames : la pierre diffère en fonction de la lame (fauchon / lame polyvalente ou herbe non battue / lame battue), la pression sur la pierre également (le moins de pression sur une lame battue, le plus sur un fauchon) mais la façon d’aiguiser reste la même.

Il y a plusieurs façons d’aiguiser, nous en montrons une en soulignant ce qui nous paraît indispensable à toutes les façons :

On débute toujours l’aiguisage par la face concave (creuse) de la lame. C’est le principal du travail d’aiguisage. Faire frotter la pierre sur le plus de longueur de pierre possible : pour cela bien tenir la pierre en son bout.

On procède par portion d’environ 10-20cm. Voici une portion au départ et à l’arrivée :

Après un passage sur le côté concave, il faudra donc effectuer un passage sur le tranchant côté convexe (bombé), en exerçant une pression moindre, juste pour enlever le morfil (« frisure » de métal qui se forme lors de l’aiguisage).
En 3 ou 4 mouvements d’essuie-glace, seulement dans un sens : toujours en fuyant le tranchant.
Le plus important
 : la pierre au contact du tranchant mais le plus parallèle possible au tranchant (le moins d’angle).
Par 2 ou 3 portions sur l’ensemble de la lame, voici une portion au départ et à l’arrivée :

Voici le geste en vidéo, à gauche Norbert de FaucherMaintenant, à droite Botan de OneScytheRevolution :

3- TECHNIQUE ET GESTE DE FAUCHAGE

3.1- La trajectoire de la lame

  1. La lame glisse à plat sur le sol comme un patin de ski tout au long de la course : à l’allée lors de la coupe et aussi au retour. Le mouvement de la lame dessine au cercle au sol.
    Débutez votre mouvement lame plaquée au sol et ne la décollez pas, surtout en fin de mouvement. Si la végétation offre peu de résistance (herbe fine) appliquez une pression sur la lame.
  2. La lame doit effectuer un parcours de forme circulaire du début du mouvement jusqu’à la fin ; Décrivez un arc de cercle en faisant bien pivoter la main gauche autour de votre bassin
    La lame coupe une longue bande étroite d’herbe à chaque passage

La pointe de la lame doit être positionnée au plus proche du sol du début du mouvement jusqu’à la fin

(**) Note sur l’épaisseur de coupe et le pas du faucheur
Une lame est faite pour couper une bande d’herbe d’épaisseur variable en fonction de la lame : entre 6 et 12 cm environ. Dans l’idéal le faucheur avance à chaque tour de lame (le pied droit puis le pied gauche) de la même distance que l’épaisseur coupée par la lame (entre 6 et 12cm).

Note sur la largeur de coupe et la course de la lame
Nous décrivons ici une course optimum : un demi-cercle. C’est ce qu’il faut pratiquer dans un champ dégagé. Il est bien sûr tout à fait possible de ne dessiner qu’un segment de cercle, par exemple pour faucher la bordure de votre jardin, autour d’un arbre, etc… ou pour débuter…
Mais surtout gardez toujours la forme du cercle : la pointe de la lame en avant.

3.2- Le Geste du Faucheur

Il est tout à fait possible de réaliser la trajectoire de la lame décrite précédemment et donc de faucher correctement : en actionnant QUE les bras; Ou en actionnant QUE le dos et les bras; Mais attention aux douleurs !
Nous vous proposons ici un mouvement « balancé » qui actionne tout le corps et où le moteur du mouvement est le mouvement de jambes. C’est le mouvement le moins fatiguant et qui va le plus édifier votre corps !

Position de départ : Les genoux sont débloqués, les pieds sont écartés de la largeur des épaules environ (*), le pied gauche (droit pour une faux gaucher) est légèrement en arrière.
Le bras droit (gauche pour une faux gaucher) est détendu. Les mains sont relâchées sur les poignées tout en les maintenant bien dans la paume.

(*) L’écartement des pieds dépend de la préférence du faucheur et de de la difficulté de l’herbe à faucher : plus l’herbe est tendre et facile plus on peut écarter les pieds et augmenter la largeur de fauche. Si l’herbe est difficile ou lourde, il peut être avantageux de concentrer le mouvement et donc de moins écarter les pieds.
A noter qu’en écartant les pieds la trajectoire de la lame est plus elliptique.


1-Début de la course de la lame : le poids du corps est positionné sur la jambe avant droite


2 – Tout le long de la course de la lame, le poids du corps se transfère vers la jambe gauche


3-Fin de la course de la lame. Le poids du corps est sur la jambe arrière gauche

Synchronisons la marche du faucheur avec le mouvement de la faux :

1-Début de la course de la lame : Le poids du corps étant sur la jambe droite, la jambe gauche est libérée pour avancer légèrement (de l’épaisseur coupée précédemment)

3-Fin de la course de la lame : Le poids du corps étant  sur la jambe gauche, la jambe droite est libérée pour avancer légèrement (de l’épaisseur coupée précédemment)

Synchroniser sa respiration avec le mouvement de fauchage :
Inspirez pendant la course de retour de la lame, en vous détendant et en redressant votre dos
Soufflez pendant l’effort : la course de coupe de la lame (en étant détendu )

Le geste en vidéo :
A gauche un Exercice de mouvement du fauchage par Baptiste de FaucherMaintenant, à droite une démonstration How to move with a scythe sous titrée par Botan de OneScytheRevolution

En fauchant ainsi, c’est le transfert du poids du corps de la jambe droite à la jambe gauche et son inertie qui fournit l’énergie du mouvement et du fauchage : cela économise la fatigue des bras et du dos. C’est aussi ce qui permet d’avoir les mains, les bras, le dos le plus détendu.

Rechercher la fluidité du mouvement pour produire un mouvement oscillant qui met en jeu le corps entier, et permet de détendre son corps… et de faucher très agréablement.

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